Le poste sur le champ des ancres

Avec ce livre je suis partie à la découverte d’un récit fantastique destiné aux jeunes enfants (11 ans et plus selon le site de l’éditeur). Ce qui m’avait fait opter pour ce livre était l’aspect dépaysement lié à la nationalité russe de l’auteur, je m’attendais donc à une virée dans le (grand) froid. Par ailleurs, je ne connaissais pas du tout cet auteur et ai été bien surprise de découvrir les autres critiques sur le forum. Il a l’air d’avoir déjà assuré sa renommée par plusieurs sagas.

ancres

Ici nous suivons un dénommé Hérissons, jeune garçon vivant avec sa mère. Tout commence à prendre une tournure défavorable au moment où la maison est assiégée, que la mère de notre héros est introuvable et que celui-ci est sommé d’intégrer le Lycée où il est placé sous étroite surveillance.
Peut-être n’est-ce pas le début car tout débute dans un métro ce qui nous introduit dans un monde extrêmement réaliste et similaire au train de vie de nous autres occidentaux. Mais le récit prend peu à peu une direction proche de l’onirisme : ce fameux champ des ancres où les petits objets, symbolisant le souvenir, s’amoncellent et paraissent même pousser sur le terrain désertique. Des rencontres fortuites, des voix qui laissent présager à notre héros qu’un piège se tend et ne demande qu’à se refermer sur lui.

Je dois bien avouer que j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire et à me situer dans le fil narratif. J’ai été même à deux doigts de jeter l’éponge car je n’arrivais pas à localiser où se limitait la part de réel et la part d’imagination toute en images suggérées. Cela valait peut-être le coup d’attendre car le récit s’emballe : les personnages prennent au fur et à mesure de l’humanité et s’ancrent dans l’action.
Je ne sais plus quel rat disait avoir pensé aux Chroniques de Narnia en lisant un Krapivine. Quant à moi, j’ai eu de grosses pensées pour A la croisée des mondes de Philip Pullman car nous retrouvons cet aspect « machination » : adultes diaboliques, manipulateurs. Les objets dans les deux récits s’avèrent essentiels et les personnages mi-humains ou dotés de capacités humaines sont les forces inhérentes qui propulsent les héros dans leurs derniers retranchements.

A découvrir alors car les adultes peuvent trouver de solides répercussions dans ce récit pour la jeunesse.
D’ailleurs, un autre point positif m’a fait apprécier ce livre : il s’agit des illustrations qui étaient étrangement proches de ce que je me figurais lorsque je lisais les situations.

Le poste sur le champ des ancres – Vladislav Krapivine ; traduction de François Doillon, Tatiana Palma & Julien Tissen (Ed. Delahaye, 2005, 215 p.)

Nouvel espace, nouvelle plateforme

Je tenais un blog sur Canalblog mais ne m’y sentais plus vraiment chez moi. Alors j’ai décidé de repartir en cette année 2017 sur un nouveau lieu qui traduira l’esprit de l’ancien blog en intégrant encore mieux tous mes désirs. J’ai publié mes avis ici ou là sur divers réseaux (Babelio, Libfly) mais ai laissé en jachère mon précédent blog. Il est temps de remettre la main à la pâte parce que ça m’a manqué !