Dans la forêt

Avant d’évoquer la BD du jour, je voulais juste faire un petit aparté. Je suis assez absente et ce n’est pas du tout parce que j’ai la flemme de faire des critiques. Non, c’est juste que je suis en pleine lecture de la saga de fantasy Le sorceleur. En numérique, j’en ai pour 2700 pages. J’en suis à plus de la moitié mais c’est donc forcément très chronophage. Je suis faible, je ne devais pas céder… mais voilà donc le pourquoi du comment !

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C’est toujours assez plaisant de lire les adaptations de romans en BD, surtout lorsque le roman a été un sacré coup de poing. Bon, la déception peut être énorme si l’histoire n’est pas fidèle à l’originale mais, je vous rassure d’emblée, cela n’a pas été le cas ici.

Pour ceux qui seraient passés à côté, il s’agit ici d’un récit dystopique où l’électricité aurait cessé de fonctionner. Deux sœurs vivent dans une maison reculée au fin fond d’une forêt américaine. Leurs parents sont décédés et la ville la plus proche est à 30 minutes de route. Coupées du monde et avec des provisions qui s’amenuisent, leur quotidien se fait de plus en plus difficile.

J’ai adoré me replonger dans cette histoire pleine de tension et de rebondissements. Le fait que la BD soit en noir et blanc renforce le sentiment d’insécurité. Les décors de nature sont superbes et l’histoire est scrupuleusement respectée. Par contre (car il y a un gros « mais »), les trognes des personnages m’ont clairement dérangée. Les traits font penser à ces héros de BD jeunesse ou de mangas. Et c’est fort dommage car ça dénote de l’ensemble qui est de très bonne qualité. J’ai pu en discuter avec une collègue qui a eu le même sentiment de gâchis face à ces personnages presque caricaturaux. Mais pour le plaisir incontestable de retrouver une histoire poignante, je vous conseille malgré tout cette BD !

Dans la forêt / Lomig ; d’après le roman de Jean Hegland (Sarbacane, 2019, 156 p.)

RL2020 – Le consentement

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Dans les années 80, la narratrice, âgée de 13 ans se lie avec G., un écrivain cinquantenaire relativement connu. Débute entre eux une liaison des plus passionnées. L’adolescente vit ses premières amours tandis que son compagnon vivote à droite à gauche. C’est un temps de libération des mœurs et ce couple atypique ne choque personne. L’homme semble se gargariser d’avoir une très jeune fille à ses côtés. Il la ferre à coup de lettres enflammées et l’expose au grand jour. Après les premiers émois, vient le temps des doutes car G. est fuyant, parfois cassant et il semble en perpétuelle quête de reconnaissance. Ses livres traitent sans détour de ses penchants pour les enfants et il ne le nie pas. Les relations entre les deux sont très déséquilibrées et G. fait office de père et de mentor pour la narratrice dont les parents sont absents.

J’ai entamé cette lecture avec un a-priori un peu négatif, m’attendant à un témoignage un peu sensationnaliste, étant donné son retentissement dans les médias. Mais, force est de constater que la plume de Vanessa Springora est ciselée, jamais dans un jugement à deux sous. Elle explore les différentes émotions ressenties au cours des quelques années qu’a duré son amourette. Elle décrit bien les papillons dans le ventre puis le doute, la méfiance et l’impression d’avoir été trompée. C’est un roman d’apprentissage qui prend le pouls d’une période et d’une mentalité. Aujourd’hui il a un retentissement tout particulier du fait des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc. L’auteure a fait une véritable plongée cathartique pour s’extirper d’un mal-être toujours latent bien des années après. C’est très courageux et je salue sa démarche qui a quelque chose de salvateur et vengeur ! Merci pour cette pierre à l’édifice !
Le consentement / Vanessa Springora (Grasset, 2020, 205 p.)

Lundi mon amour

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Puisque l’agence de voyage refuse de lui fournir deux billets pour la lune, Harry décide de se lancer dans la construction d’une fusée, faite de bric et de broc. Attention, ce livre ne vous apprendra pas à construire une fusée, même si vous y trouverez quelques pistes. Ce livre ne vous indiquera pas la meilleure marche à suivre pour vous rendre sur la lune, même s’il vous y aidera probablement un peu. Ce livre ne vous rendra pas moins indécis lors de votre prochain achat d’aspirateur, quoiqu’il pourrait bien vous enlever quelques doutes. Ce livre ne vous conseillera pas quel costume choisir en telle ou telle circonstance, bien qu’il y apportera certaines clés. Ce livre est tout sauf ça. Enfin un peu quand même.

Voilà un livre plein de poésie où le narrateur est un illuminé qui a tout du mec inoffensif mais qui se laisse porter par ses projets les plus fous. Son idée d’aller sur la lune est mûrement réfléchie et il veut pour cela emmener son chien Toby avec lui. Comme les gens ne le prennent pas au sérieux, il prend les choses en main et décide de construire lui-même leur fusée. Le récit s’élabore alors qu’il est hospitalisé. Il fomente le départ à grand renfort de papier toilette et reçoit fréquemment la visite de sa mère. Le ton est léger, les chapitres courts et le personnage est indiscernable. Quel âge a-t-il ? Quel est son passif ? Tout reste flou et la seule constante bien claire est cette obsession de fuite vers un ailleurs plus hospitalier. C’est à la fois léger, drôle et par moment plus grave ! On est tellement en empathie pour cet anti-héros des temps modernes qu’on se prend à vouloir que l’utopie se réalise. Et pourtant…

Joli tour de force pour ce récit lunaire !

Lundi mon amour / Guillaume Siaudeau (Alma, 2019, 137 p.)

Ikigai : le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse

Si vous fréquentez ce blog depuis un moment, vous le savez déjà mais tout ce qui touche de près ou de loin au Japon m’intéresse.
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En effet, les Japonais développent des concepts autour de la vie, de la spiritualité et de la nourriture, qui sont très loin de notre conception occidentale. Aussi, lorsque les auteurs (qui ne sont pas Japonais) se sont rendus au Japon afin d’interviewer les centenaires d’Okinawa (le plus fort pourcentage de centenaires au monde) afin d’étudier leurs habitudes, leur régime alimentaire, leur état d’esprit, je me suis dit que leurs conclusions seraient très instructives. Et leur rapport est sans appel : les Okinawaïens font de tout, mais avec parcimonie. Ils continuent à s’occupent de leur jardin même dans leur grand âge. Ils mangent mais qu’aux 2/3 de leur appétit. Et par dessus tout, ils ont un ikigai (littéralement, « joie d’être toujours occupé ») qui est un but en soi. Ils ne s’agit pas de se surmener, mais de toujours accomplir des petites choses.

Cette approche de la vie m’a beaucoup inspirée. Beaucoup de choses sont abordées mais je retiens notamment deux choses : il n’est pas nécessaire d’être multitâche et de s’épuiser dans un boulot arbitraire. Au contraire, il faut toujours chercher un sens à ses actions et toujours être dans la pleine conscience de ce qui est accompli. Les habitants de l’île ont certes une longévité exceptionnelle mais ils vieillissent également avec l’un des plus faibles taux de maladie. Il y a sans doute moins de pollution et les repas sont riches en légumes, mais le secret est ailleurs. C’est toute une philosophie qui est à l’usage et qu’est-ce que c’est inspirant !

Alors, je ne pense pas devenir centenaire (et n’en ai pas l’ambition) mais ce petit ouvrage tape en plein dans le développement personnel. La question de la réalisation de soi est bien présente et elle donne énormément à réfléchir. Les Japonais ont décidément beaucoup à nous apprendre !

Ikigai : le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse / Héctor García & Francesc Miralles (Pocket, 2018, 189 p., coll. Evolution)

#RL 2020 – La mère morte

Je ne connaissais ni l’auteure ni son illustre famille. J’étais dans une passade de lectures liées à la mère, ayant fini le dernier de Linda Lê (Je ne répondrai plus jamais de rien) et ayant envie de lire aussi le Paula Vézac (Terre brûlée). J’ai été attirée par les nombreuses critiques et les quelques passages lus.

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Ce livre est autobiographique et c’est un genre qui est très en vogue actuellement. Blandine de Caunes relate les dernières années de la vie de sa mère, la grande romancière, Benoîte Groult. Alors que son Journal d’Irlande est en cours de travail pour une publication, on détecte chez Benoîte le début de la maladie d’Alzheimer. Sa soeur, Flora (auteure également) et sa mère, Nicole, l’ont toutes les deux eue. Blandine revient sur deux ans d’écoute et d’assistance, deux ans de déperdition et d’abandon, alors que tous se soudent pour maintenir les apparences et rendre la vie aussi acceptable que possible.

Ce livre m’a bouleversée car il est écrit avec une touchante sincérité et rend grâce à l’auteure engagée qu’a été Benoîte Groult. Le plus tragique dans l’affaire et que, l’année de sa mort, la fille de Blandine est décédée dans un accident de la route. Les logiques s’inversent : la jeune Violette n’est plus mais la vieille Benoîte résiste, bien que son état se dégrade de jour en jour. Je vous mets un passage qui résume cet état de fait merveilleusement :

J’ai perdu le 1er avril ma fille unique et le 20 juin, ma mère unique. Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus et je ne l’entendrai plus. (p. 241)

C’est un livre lui aussi unique qui s’immisce dans l’histoire d’une famille pas tout à fait classique mais dont les problématiques peuvent parler à beaucoup. Je ne suis personnellement pas concernée mais pour un peu que j’aie une mère, des sœurs, je me sens proche de cette sororité indestructible, de ces générations de femmes fortes et sensibles à la fois. C’est un témoignage qui restera et qui donne bien plus à voir que la maladie ou le deuil.

La mère morte / Blandine de Caunes (Stock, 2020, 297 p., coll. Bleue)

L’art du sushi

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Le savoir-faire qui se cache derrière la confection des sushis est un art en soi. Pour l’appréhender, Franckie et ses amis se sont rendus à Tokyo afin de rencontrer des maîtres en la matière. Ce n’est pas seulement un bout de riz enveloppé d’algues, si vous pensiez comme la néophyte que j’étais. Ce plat comporte des variantes infinies. Il demande un grand soin dans le choix des matières premières. Riz et poissons doivent être frais et maturés dans différentes sauces.
Si les dessins sont en noir et blanc, les aliments apparaissent colorés ce qui les fait ressortir et nous fait particulièrement saliver.

Ce qui est intéressant c’est que la troupe se déplace dans différents endroits, d’abord pour tester les sushiya (restaurants de sushis). Ils s’embarquent aussi à bord des bateaux de pêche pour se donner une idée des poissons de l’archipel (qui ne sont évidemment pas toujours les mêmes qu’en France). Ils testent des restaurants gastronomiques mais aussi des kaiten sushi (ces endroits bon marché où les plats coûtent entre 1 et 5 euros). Ils assistent à la fabrication du saké (boisson emblématique qui accompagne les sushis), rencontrent un producteur de shoyu. Bref, bien plus qu’un plat, le sushi requiert un art de la table particulier. Longtemps associé au plat de luxe, il s’est démocratisé et, nous autres Français, sommes les premiers consommateurs Européens. Vous apprendrez d’ailleurs beaucoup dans cette BD-reportage sur les allers-retours incessants qui ont façonné cette gastronomie japonaise. J’ai été enchantée par cette lecture car les dessins sont fins, les plats font envie et l’histoire du mets rend la découverte plus alléchante encore.

Et en bonus les recettes et adresses visitées sont en fin d’ouvrage.

L’art du sushi / Franchie Alarcon (Delcourt, 2019, 141 p.)

#RL 2020 – Fringales

Je suis une gourmande, c’est un fait. Et non contente de l’être et de l’assouvir, je lis aussi beaucoup sur le sujet. J’avais beaucoup aimé le petit livre de Colette, J’aime être gourmande, et me suis aussi procurée une revue La grenouille à grande bouche (revue qui traite de la société à travers ce que l’on mange) afin de contenter corps et esprit.
Alors, quand j’ai vu dans les dernières parutions de la rentrée d’hiver ce livre-ci, ma curiosité a été titillée.

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Je vous livre d’entrée de jeu la quatrième de couverture qui est déjà alléchante :

De la pinailleuse qui cache son jeu au glouton qui semble jouer sa vie à chaque repas, des habitudes de cuisine aux recettes transmises de génération en génération, Hélène Lanscotte se penche avec délectation sur notre rapport à la nourriture. En une série de portraits allègrement croqués, elle fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés.

De quelques miettes, elle fait son essentiel, comme si manger était bien plus que se nourrir, mais aussi se dire et se dévoiler.

Ce livre-ci est découpé en saynètes, historiettes indépendantes mais dont le fil conducteur est la table et plus précisément le repas.
Ce qui est intéressant à travers la galerie de personnages, qu’ils soient attablés ou en préparation du repas, c’est qu’ils exposent leur vraie nature. Des insatiables aux picoreux, des extravertis aux plus parcimonieux, chacun s’exprime au travers du rituel de repas. Entre confection et dégustation, les étapes sont parfois longues mais la satisfaction est à la clé. Le moment peut être égoïste mais il est aussi festif lorsqu’il est partagé. Ce livre fait la part belle aux sens, à la convivialité et donne furieusement envie d’ouvrir un paquet de gâteaux en l’attente du vrai gueuleton.

Et voici un extrait qui devrait vous donner envie, au choix, de manger ou de le lire.

Elle envie les sardines bien serrées, copines au chaud, avant d’être croquées ou peut-être pas copines, au fond du fond, mais au moins à l’abri, en sécurité dans l’obscurité. Pas fragile comme elle, la sardine, et même de quoi être fière puisqu’elle fut le premier poisson de l’histoire industrielle, en 1820, à connaître la boîte. Sinon, elles peuvent être consommées dix ans après leur mise en sarcophage, donc pas besoin de les abandonner, elles, de les jeter comme une vieille arête. Après vingt ans de vie commune, elle était pourtant bien conservée. (pp. 149-150)

Fringales / Hélène Lanscotte (Arléa, 2020, 192 p., coll. 1er mille)

Le berger de l’Avent

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A l’approche de Noël, un berger écume les massifs enneigés aux alentours de sa ferme afin de récupérer les dernières brebis égarées. Pour cela, il est accompagné de Léo, son chien, et de Roc, son bélier. Le trio parait fantaisiste mais c’est une véritable relation de confiance et de complicité qui s’est liée au fil des années. La rudesse du climat et l’isolement de ce petit monde rend l’épopée particulièrement périlleuse. L’histoire pourrait se résumer à cette quête des animaux perdus mais là n’est pas l’essentiel. C’est ce que j’appelle un roman d’ambiance et de contemplation.

J’ai toujours été fascinée par l’Islande et, le fait d’y être allée a, quelque part, renforcée cette aura d’attraction. Ces paysages grandioses, ce climat brusquement changeant, c’est un formidable terrain de jeu pour qui aime profiter de l’instant présent. Benedikt est un berger non pas apathique mais doté d’une énergie se décuplant au contact des animaux. C’est un solitaire qui se contente des petites choses et ce train de vie simple mais déterminé lui apporte sérénité et but en soi.

Ce texte date de 1936 et aurait inspiré Le vieil homme et la mer. Il est d’ailleurs très intéressant de lire la postface signée Jon Kalman Stefansson. Car si je ne connaissais pas l’auteur, il était parait-il considéré comme majeur et a été pressenti plus d’une fois pour obtenir le prix Nobel. Ce texte a une valeur universelle et méritait bien cette réédition chez Zulma. Il véhicule un message de paix et incite à une réflexion spirituelle à l’approche de Noël. Qu’on soit croyant ou non, il touche la corde sensible de l’être humain qui se raccorde à la nature. On aurait tort de s’en priver !

Le berger de l’Avent / Gunnar Gunnarsson ; traduit par Gérard Lemarquis et Maria S. Gunnarsdottir (Zulma, 2019, 87 p., coll. Z-a)

#RL 2019 – Notes à usage personnel

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Au travers de six essais, Emilie Pine délivre ses « mémoires accidentels » qui s’articulent entre failles intimes, combats et renoncements. Ce qu’il y a de puissant dans tout ça c’est que dans les faits, elle parvient à distiller des thématiques personnelles très actuelles : l’addiction, la famille, la dépression, le féminisme, les violences sexuelles, l’infertilité. Tout est séquencé de façon à revivre des épisodes marquants : une adolescence difficile, un père alcoolique et absent, la séparation de parents qui ne se parlent plus, l’absence d’enfant.

Ce livre m’a littéralement bouleversée. Il est dédié à un homme qui porte le même prénom que mon conjoint. Et comme ce R. est repris plus tard dans un des essais, j’en ai déduit que c’était son compagnon également. Est-ce que ça vous est déjà arrivé de lire un livre et de vous dire « mais mince, j’aurais pu l’écrire, je pense exactement pareil et j’ai l’impression que c’est ma vie qu’on étale » ? C’est assez perturbant je dois dire !

C’est un peu racoleur mais je plussoie la déclaration d’Anne Enright : Ne lisez pas ce livre en public : il va vous faire pleurer. Il m’a serrée le cœur, m’a interrogée sur mes propres problématiques (réglées ou non) et m’a donné envie d’en parler et de le partager…

Comment était-ce d’avoir un mari, une femme, un mariage, et puis plus rien ? Comment était-ce d’être deux, et puis de ne plus l’être ? De n’être même plus un, mais la moitié d’un deux brisé ? (p. 89)

Ce que ça fait du bien de trouver son miroir livresque ! Je ne pensais pas que ça existait mais force est de constater qu’Emilie Pine, en exposant de son intime tout personnel a trouvé en moi une sœur de vécu. Merci… mille fois même !

Notes à usage personnel / Emilie Pine ; traduit par Marguerite Capelle (Delcourt, 2019, 187 p.)

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15

Des séries et encore des séries

J’ai vu un super tag sur le blog de Brize. Je ne le clame pas sur tous les toits mais quand je ne lis pas, je regarde surtout des séries (j’ai Netflix, OCS et Amazon Prime… chut, je sais, c’est pas raisonnable) ou des films parfois (chez moi ou au cinéma, car j’ai une carte illimitée). C’est difficile de concilier tous ces passe-temps mais c’est aussi très euphorisant d’avoir autant de choix.

Voici mon top découvertes :

  1. Black Books (3 saisons, 2000-2004)18610868.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx
    Black Books est le nom de cette librairie de seconde zone tenue par un Irlandais alcoolique. Particulièrement acariâtre avec ses clients, il ne fait aucun effort pour accueillir et vendre. Il serait même beaucoup plus heureux si on lui foutait la paix. Tout ça avec l’accent british et dans un décor de livres, c’est pour moi un incontournable !

     

  2. The IT Crowd (Netflix, 5 saisons, 2006-2013)

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    Pour qui aime Big Bang Theory, cette série est un must ! Rick et Roy travaillent dans le service informatique d’une grande entreprise. Ils sont relégués au sous-sol et l’arrivée de leur nouvelle cheffe, Jen (qui n’y connait rien), ne va pas arranger les choses ! 
  3. The Big Bang Theory (Netflix/Prime Video, 12 saisons, 2007-2019)0408812.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

    Leonard et Sheldon sont des spécialistes de la physique quantique. Ce sont ceux qu’on appelle des « nerds » et ils sont bien moins à l’aise dans les relations humaines, encore plus quand il s’agit d’amour.

  4. Pushing Daisies (2 saisons, 2007-2009)18894648.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

    Voici une série fantasque qui est dans les premières que j’ai regardées. Ned est un pâtissier qui a un pouvoir incroyable : en touchant un mort, il peut le ramener à la vie. Ce pouvoir lui permet donc de devenir détective en élucidant des affaires pourtant loin d’être gagnées.

  5. Black Mirror (Netflix, 5 saisons, 2011-)bm

    Cette série est en fait une anthologie d’épisodes qui relate la dépendance de l’homme à l’écran. J’ai toujours eu un fort attrait pour le numérique et toutes ses extrapolations. Je suis donc avidement chaque épisode qui interroge sur le devenir de nos générations.

  6. Game of thrones (OCS, 8 saisons, 2011-2019)Game_of_Thrones

    Je pense qu’il est inutile de faire un résumé de cette série emblématique. J’ai été prise dans la masse de l’engouement collectif. Du générique aux différents personnages, j’ai presque tout aimé. Le bémol, comme beaucoup, ça a été la fin !

  7. Vikings (Prime Video, 7 saisons, 2013-)vikings

    Je pense que Vikings est sans doute ma série préférée. J’ai un faible pour les séries historiques et les décors époustouflants. Ici, le fait que ce soit tourné en Islande rajoute de la magie aux épopées que l’on suit. Grandiose !

  8. The Leftovers (OCS, 3 saisons, 2014-2017)leftovers

    Du jour au lendemain, 2% de la population disparaît. Tous les âges et sexes sont concernés et pourtant il n’y a pas de raison valable.
    La vie reprend son cours mais tout le monde se remémore constamment cette bascule. Un groupuscule s’organise et la population vit en suspens. Cette série est pour moi parfaite dans l’illustration d’une ambiance particulière.

  9. Making a murderer (Netflix, 2 saisons, 2015-)

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    Une série documentaire sur un homme condamné à tort une première fois. Un meurtre a de nouveau lieu et c’est lui qu’on accuse. Est-il coupable ? Comment se défendre lorsqu’on peine déjà à croire en la justice ? Le fait que ça se passe aux Etats-Unis rend l’affaire surréaliste et surmédiatisée. J’ai vu les deux saisons en quelques jours à peine et ai été estomaquée par tous les rebondissements.

  10. Stranger things (Netflix, 4 saisons, 2016-)ST

    Un groupe d’ados se retrouve confronté à des phénomènes étranges. Il y a d’abord la disparition inexpliquée de l’un d’entre eux puis l’arrivée d’une autre qui semble sortir de nulle part. Le fait que l’intrigue se passe dans les années 80, avec les codes vestimentaires et musicaux de l’époque, rend l’ensemble particulièrement addictif.

  11. The Handmaid’s tale : la servante écarlate (OCS, 4 saisons, 2017-)SE

    L’adaptation de La servante écarlate a déjà fait couler beaucoup d’encre. Pour une fois qu’une série est à la hauteur d’un livre, on ne peut que s’y intéresser. Dans une société dystopique totalitaire, les femmes sont assujetties à trois rôles : les Epouses qui dominent, les Marthas qui s’occupent du foyer et les Servantes qui doivent enfanter. Nous suivons une de ces Servantes.

  12. Chernobyl (OCS, 1 saison, 2019)chernobyl.jpg

     

    En 1986 a eu lieu la pire catastrophe causée par l’homme en Ukraine. L’explosion d’une centrale nucléaire a eu des répercussions sur la faune et la flore locales mais aussi bien au-delà des frontières. J’ai toujours du mal avec les séries qui se passent dans un pays et dont les acteurs parlent une autre langue (ici l’anglais). Mais là, vous occultez rapidement cette donnée pour vous intéresser au contexte et à toutes les manigances se tramant en haut lieu. C’est une série coup de poing !

  13. His Dark Materials : A la croisée des mondes (OCS, 2 saisons, 2019-)dark
    Cette série c’est mon crush du moment. J’avais adoré le livre de Philip Pullman, étais dubitative devant le film (premier volet et stoppé faute d’audience) et me suis lancée dans cette série pleine d’espoir. J’aime l’atmosphère qui s’en dégage, les effets spéciaux, les personnages, le générique (et sa musique !). J’attends chaque épisode avec grande impatience et suis ravie qu’une saison 2 soit dans les tuyaux.

 

J’aurais pu ajouter The affair, The Walking Dead ou True Detective mais j’ai essayé de restreindre un peu. Autant vous dire que mon palmarès s’étend encore et encore. Entre binge-watching et picorage, mon cœur, lui, balance encore !

brize